mardi 17 juillet 2007

Le danger Planktos

Planktos est société qui espère faire du business (sinon l'écologie n'a vraiment aucun intérêt c'est bien connu) en vendant des permis à émettre du CO2. Comment ? En reboisant des forêts mais aussi et surtout en répandant dans les océans de la poussière d'acier censée capturer le CO2.

Il convient de rappeler combien ce système de permis d'émission est pervers car il ne réduit en rien nos émissions, or ce sont les émissions que nous devons réduire, sinon nous ne pourrons pas planter assez d'arbres pour tout absorber. Ensuite, il dédouane et déresponsabilise celui qui paie de baisser ses émissions.

Enfin, il est primordial de remettre dans nos mémoires que ces expériences d'épandage de poussière de fer ont été tentées récemment, sans succès. C'est donc un procédé inefficace.

Résumé des expériences d'épandage de fer

Cette société est une abérration et là encore, on mesure à quel point nous manquons de moyen d'autorité et de régulation sur les marchés afin de faire cesser ces agissements plus que douteux. Si vous avez envie d'acheter du vert, alors achetez un morceau de forêt amazonienne sur le site de Cool Earth.

2 commentaires:

philippe a dit…

Salut!!

Pour montrer que vraiment, ils n'ont rien entraver...

Le simple fait de dire "tu as le droit de polluer si tu plantes des arbres là ou on en enlève"... Comment ne peut-on pas interpréter ça comme quelque chose de "bien" au sein de notre société... Ça devient un argument commercial pour les entrepreneurs!!

Mais planter un arbre ne doit pas signifier uniquement planter un arbre...

Car à l'endroit ou il sera planter existera un écosystème spécifique. Et parce que cet écosystème sera un autre sera à un autre endroit...

Si on se contente de planter des arbres sans ce soucier réellement de l'impact que pourrait avoir l'intrusion d'une espèce végétale jusqu'alors inexistante dans un écosystème sur l'équilibre de ce dernier, alors cette initiative (aussi bien qu'elle puisse paraître) devient un echec écrasant.

Il ne s'agirait pas ("Normalement") de voir proliférer une espèce étrangère de végétal au dépend de la diversité biologique de l'écosystème hôte. Au risque de perdre tout l'écosystème et en cascade ceux qui en dépendent.

(À moins que tout cela donne lieu à un commerce parallèle de grande envergure et générateur de profits monstrueux).

Le problème c'est déjà posé, pas forcément pour les même raisons, mais rappelez vous, les perches du Nil...

Appelons ça de la paranoïa si on veut...

Mais ce cas de figure est tellement probable...

romu a dit…

Ce que vous dites concernant les écosystèmes est vrai.

Personnellement, ce qui me choque c'est la business de la "compensation".

Je "compense" donc je peux continuer à rouler en 4x4, voyager en avion.... Mais compenser ne veut pas dire diminuer nos émissions de GES, ça veut dire AU MIEUX qu'elles seront inchangées. Hors l'urgence est bien de baisser ces émissions.